Vérifier son téléphone dès le réveil, ressentir une montée d'angoisse dès que la batterie descend sous 20 %, ou paniquer à l'idée de sortir sans son smartphone : ces comportements, de plus en plus fréquents, définissent ce que les chercheurs appellent la nomophobie, une peur intense d'être séparé de son téléphone mobile. Contrairement aux addictions aux substances (héroïne, cocaïne, alcool),il s'agit d'une addiction comportementale encore débattue dans la littérature scientifique, qui n'est à ce jour reconnue ni par le DSM-5 ni par la CIM-11 comme un trouble clinique à part entière, même si de nombreux chercheurs plaident pour sa reconnaissance officielle.
Ce trouble se manifeste par une utilisation compulsive du téléphone, une anxiété croissante en son absence, et des répercussions sur la vie quotidienne, professionnelle et relationnelle. En Turquie, les cliniques partenaires de Turquie Santé proposent une prise en charge adaptée aux protocoles existants pour l'anxiété et les addictions comportementales (thérapie cognitivo-comportementale, désensibilisation),en tenant compte aussi d'un éventuel lien avec un état dépressif sous-jacent.





































